Après le crochet familial chez ma tante à Nantes pour les Utopiales 2013, autre visite familiale, à Londres cette fois, chez mon oncle. L’idée était de faire des vacances-atelier-expédition en compagnie de ma binôme de travail Manon Fargetton, toujours dans cette optique à la fois de créer une émulation d’écriture et de construire un mode de vie plus nomade. 

Quatre jours à avancer sur nos projets et à explorer la ville. Côté ambiance d’écriture, le lieu parfait : mon oncle vit dans une église réhabilitée. Le genre d’endroit surréaliste qui dégage une atmosphère sereine, le refuge idéal après une journée de marche sous la pluie.

À ne pas louper, The National Gallery, musée qui détient 2300 peintures allant du Moyen-Âge à la fin du XIXe siècle. L’occasion de voir en vrai de nombreux chef d’œuvres déjà croisés dans les livres d’Histoire à l’école… Pour ne citer que quelques peintres exposés, Cézanne, Poussin, Turner, Van Gogh, Renoir, Monet…

Côté promenades, petite balade à Camden Town, haut lieu des cultures dites alternatives, où se situe un immense marché où l’on trouve de tout. Cela va des boutiques géniales de créateurs aux stands où l’on retrouve les babioles en toc que l’on voit n’importe où. Si vous y allez et que vous voulez manger quelque chose, je vous conseille vivement Haché Burger, juste à côté du métro. Pour un prix très raisonnable, on mange des burgers qui sont une véritable tuerie, le tout dans un cadre très chaleureux.

Autre promenade, Covent Garden, ancien marché de fruits et légumes devenu un site commercial où se cotoient boutiques d’enseignes connues, arts de la rue et stands de créateurs. Ce que j’adore à Londres, c’est ce rapport direct à l’imaginaire : ça chante, danse, partout dans la rue. Les cheveux sont teints, les tenues excentriques… Il y a quelque chose qui respire. Il y a du jeu sans complexe. 

Évidemment, nous n’avons pas échappées à Oxford Street, l’artère du shopping. Étant donné que nous sommes arrivées au moment de la fin des soldes, c’était l’occasion de faire quelques bonnes affaires. Dans le coin, station Tottenham Court Road, nous avions un objectif bien précis en tête : Paperchase, immense papeterie qui se déploie sur trois étages.

Vous l’aurez compris : c’est le temple de la tentation. Partout, des carnets, des boîtes, des agendas, des cartes, des papiers sublimes… L’occasion de faire quelques acquisitions, notamment de nouveaux stickers pour les séances de dédicaces à venir, quelques carnets, et ces magnifiques papiers…

Ensuite, passage à Carnaby Street, une rue commerçante piétone où se trouvent de nombreuses boutiques, dont le Graal pour Manon : Doc Martens. Une rue beaucoup plus calme que Oxford Street, où l’on peut faire une pause en allant prendre un thé dans un pub typique.

 

L’occasion de voir aussi la boutique Irregular Choice, qui propose des chaussures, comment dire ? Très originales ?

Autre plaisir typiquement londonien : aller voir une comédie musicale. Nous avons décidé d’aller voir Wicked, en prenant des tickets au dernier moment à moitié prix à Leicester Square (bon plan !).

L’histoire s’inspire d’un roman de Gregory Maguire, Wicked: The Life and Times of a Wicked Witch of the West, reprenant les personnages du Magicien d’Oz, mais du point de vue des sorcières, avant l’arrivée de Dorothy. Un nouvel angle sur ce classique anglo-saxon qui nous fait totalement changer de perspective, et qui pose des questions passionnantes sur le Bien et le Mal, l’amitié, l’Histoire, le pouvoir…

Attendez-vous à en avoir plein les yeux et les oreilles : la réalisation est époustouflante, les costumes et décors un régal pour les yeux, l’énergie des comédiens bluffante. Une production magistrale qui vous fait passer du rire aux larmes, tout en nous ramenant à la réécriture d’un classique littéraire.

À présent, il est temps de prendre l’Eurostar et de rentrer, mais en ramenant avec nous un petit morceau de cette ville où l’imaginaire est roi. Cela m’a reboostée à bloc pour Métamorphoses !

 

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