Ne les oubliez pas fait à présent 143 000 signes ! Je me replonge complètement dedans, ça fait un bien fou. Je pense que c'est le premier projet que j'arriverai à mener à bien après Au-delà de l'oraison. Enfin, j'espère ! En tout cas j'aurais bien profité de ces deux semaines car ce week-end je pars à Paris pour un "week-end corrections" chez mon éditrice. Ça risque d'être assez intensif ! Mais au moins on avance... J'avoue que je serai vraiment soulagée quand ce tome 2 sortira. Ce sera une page à tourner, car je vis "au-delà de l'oraison" depuis novembre 2005. Je donne tout à ce roman, mon temps, mon énergie, mes sourires, mes larmes... et je tente toujours de le réajuster un peu par rapport à mon état d'esprit actuel, d'effacer les décalages. Deux millions de signes à porter et à faire exister sur le papier, ça prend beaucoup plus de temps qu'on ne l'imagine sans doute...
Et voilà, + 11 000 signes dans Ne les oubliez pas ! Je crois que j'ai retrouvé l'inspiration... et je sais à quoi je vais me consacrer pour La nuit de l'écriture demain. Pour le moment le roman fait 76 000 signes. À côté de ça, je m'occupe de mon site d'élevage... Car vous ne le savez sans doute pas, mais il y a l'apprentie romancière et l'apprentie éleveuse de Maine Coon. Ça n'a rien d'un métier et sur l'aspect financier ça coûte bien plus souvent que cela ne rapporte, mas c'est une passion transmise par mes parents et une amie et lectrice. Ma petite Dune attend des chatons qui devraient voir le jour aux alentours du 3 septembre. La compatibilité de l'écriture et de l'élevage, c'est de rester à la maison et de surveiller en même temps que d'écrire, une tasse de thé et du chocolat à porter de main !
Je me disais, en ayant deux semaines sans corrections, à ne me soucier à rien d'autre qu'écrire, que je pourrais enfin être soulagée. Faire sortir tout ce qui ne pouvait pas sortir pendant le travail éditorial. Eh bien en fait, même avec beaucoup de discipline, ça ne marche pas comme ça. Les corrections ont l'art de drainer l'énergie, de vous laisser pantelant et découragé. Un collègue écrivain m'a dit hier "tout ce que j'ai écrit après de longues corrections était moisi*". Pour ma part, j'ai beau avoir peaufiné le scénario de Métamorphoses, j'ai écrit trois lignes. Et stop. Alors je me suis dit que le problème venait peut-être d'ailleurs. Que j'avais peut-être un projet qui me hantait dans un tiroir, quelque chose que je dois faire avant. Et la nuit suivante, j'ai rêvé de la Biélorussie. Alors j'ai cliqué sur ce document word enfoui dans mon disque dur, ces 33 pages de témoignage romancé ébauchées. À côté, un autre document. Vous vous en souvenez peut-être, c'était mon témoignage à chaud que j'avais mis sur internet, et qui avait eu beaucoup de commentaires. Il n'y a pas longtemps, j'ai eu un échange par mail avec l'écrivain Jean Cavé, et je ne sais pas pourquoi, je lui ai immédiatement parlé de ce projet. Pourtant, je n'y avais pas touché depuis un an pile. Ces conseils étaient géniaux, savoureux. Illustrant toute la contradiction de l'écriture. Alors ce matin, en repensant à tout cela, j'ai sorti mon gros dossier bleu "Biélorussie" qui contient des articles de journaux, des bouts de plaidoiries, des souvenirs de voyage... Et j'ai écrit. Pas beaucoup, mais j'ai retrouvé le fil. Je crois que c'est ça, la priorité. Mais une priorité délicate, pour un projet délicat. Comme un peintre qui a vu un paysage somptueux, il est très difficile de retranscrire véritablement toutes les nuances de ce pays. J'entends nuances non pas au sens pictural : nuances d'opinion. Un grand défi, qui fait peur, qui remue des choses qui font mal.
* On appréciera l'adjectif ![]()
Je viens d'envoyer le premier jet des corrections du tome 2 à mon éditrice. Je n'ai qu'une chose à dire : YOUPI ! En moins d'un mois, relecture, ajouts, coupes, réécritures. Ça reste une première relecture, donc un premier filtre qui laisse échapper beaucoup de choses. Mais c'est déjà une meilleure base de travail pour la suite. J'ai supprimé 136 420 signes entre la V1 et la V2. À part ça, le souci pour les commentaires est réglé (merci FlemBoy !). Une autre bonne nouvelle : je serai en dédicaces le vendredi 25 septembre à la librairie "Le Brouillon de culture" à Caen, à partir de 17h. Il me tarde ! Maintenant, jusqu'au 30 août, je peux me consacrer à l'écriture...
On est tout petit dans le milieu de la fantasy. On est encore plus petit dans le milieu de la fantasy francophone. Les retours sur le roman d'un lecteur s'étant procuré le roman à un salon ou au hasard dans les rayons de la FNAC est toujours très réconfortants, émouvants. Et je me dis que j'ai tellement de chance, parce qu'il y a tellement, tellement de livres du genre... Je ne sais pas s'il y en a que ça intéresse, mais le site est à 12205 visiteurs uniques depuis un an. Il y a eu quelques soucis car le compteur s'est arrêté à un moment donné, mais cela donne une idée de la fréquentation du site. Parfois, je me demande ce que je pourrais faire de plus. J'ai un site internet mis à jour régulièrement, un groupe facebook qui a quand même 284 membres, un forum actif, des articles dans la presse régionale... En étant publié chez un petit éditeur, il faut avoir conscience que la promotion sera délicate et difficile. Je me souviens d'une note du talentueux Boulet sur les différents profils des personnes en salon, et le micro éditeur qui fait tout son possible pour se faire remarquer. C'est vraiment ça. Il ne faut pas douter de l'énergie déployée par l'équipe, c'est simplement une réalité d'ailleurs très bien expliquée sur le site des éditions Pietra Liuzzo, dont la présence au salon du livre en fait déjà un éditeur moyen. Je me demande ce que je pourrais faire de plus, tout simplement. Dites-moi, de votre côté, avez-vous des idées ?